Tal, tournée d’automne

 

Image associéeMa fille de 10 ans est fan de cette chanteuse. Pour son anniversaire nous lui avons offert une place de concert et vu son âge il a bien fallu l’accompagner. J’y suis donc allée en m’étant préparée à m’ennuyer sérieusement… mais que ne fait-on pas pour ses enfants !

De Tal, je ne connaissais que les deux ou trois tubes diffusés à la radio ou entendus lors d’émissions télévisés et, franchement, ce n’est pas du tout le style de musique et de chanteuse que j’affectionne.

Et bien vous ne me croirez pas mais je suis sortie ravie de ce concert ! Cette chanteuse a un vrai talent. Tout d’abord c’est une vraie musicienne : elle joue aussi bien de la guitare que du clavier. Ensuite, elle a une voix incroyable. Elle descend très bas dans les graves, remonte dans les aigus et joue ainsi avec sa voix de façon incroyable : une puissance et une maitrise totales ! Enfin, elle a un vrai respect pour ses musiciens et choristes, qu’elle met à l’honneur très souvent durant son spectacle, leur laissant le devant de la scène.

J’ai aussi été très surprise d’entendre autant de sonorités africaines (Afrique Noire) dans son répertoire. C’était très jolie. Elle a aussi chanté magnifiquement une chanson en Hébreu (sa langue natale), je n’ai rien compris aux paroles bien évidemment mais c’était très beau. D’ailleurs, je ne parlerai pas des textes auxquels je ne me suis pas du tout attardée (et je ne pense pas le faire) si ce n’est qu’il s’agit toujours de messages de paix et d’amour.

En rentrant, j’ai écouté son album et j’ai moins aimé et je ne l’écouterai sans doute plus mais c’est avec grand plaisir que je retournerai la voir et l’écouter en concert. Elle a un tel rapport avec son public qu’elle en est attachante. Elle sait « faire le show » et je pense que c’est une vraie artiste.

En conclusion, elle m’a convaincue sur scène mais passée la magie du spectacle je n’accroche pas…. Je continuerai donc d’acheter les CD à ma fille et de l’accompagner aux prochains concerts 😉

Belle expérience en tout cas.

Je vous propose d’écouter cette magnifique chanson en hébreu :

J’aime bien ce titre là :

Un de ses derniers clips, là j’adhère moins mais ma fille adore !

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Musique

Hillbily élégie de J.D. Vance #MRL17

4ème de couv. : Dans ce récit à la fois personnel et politique, J.D. Vance raconte son enfance chaotique dans les Appalaches, cette immense région des États-Unis qui a vu l’industrie du charbon et de la métallurgie péricliter. Il décrit avec humanité et bienveillance la rude vie de ces « petits Blancs » du Midwest que l’on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump. Roman autobiographique, roman d’un transfuge, Hillbilly Élégie nous fait entendre la voix d’une classe désillusionnée et pose des questions essentielles. Comment peut-on ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? Comment l’Amérique démocrate, ouvrière et digne est-elle devenue républicaine, pauvre et pleine de rancune ?

Le 15 septembre dernier, j’ai eu la chance d’avoir été sélectionnée par PriceMinister pour participer au match littéraire qu’il organise chaque année. Quel bonheur de découvrir ce roman dans ma boîte aux lettre ! Par contre, unn peu en retard pour proposer cette petite chronique qui aurait dû être publiée pour le 16 novembre… aïe…

 

Ce livre est un indispensable pour qui veut comprendre l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Il s’agit d’un récit autobiographique qui vaut toutes les études sociologiques. On découvre une population Nord Américaine dont on entend peu parler, les Hillbillies, qui peut se traduire en français par « péquenots ». Cette population vit dans ces petites villes américaines où l’industrie a disparu, les usines ont fermé les unes après les autres et des familles entières sont laissées sur le carreau. Mais, contrairement à ce que tout un chacun pourrait penser, en raison des clichés bien ancrés, il s’agit d’une population blanche. Et cette population blanche rêve de retrouver la grandeur des Etats Unis d’antan, blanche et riche. C’est ainsi que des familles pauvres, illettrées pour beaucoup, où sévit la violence et la misère essaient de survivre entre drogue et armes à feu.

J.D. Vance, à travers son parcours, nous emmène donc à la rencontre de cette partie de l’Amérique blanche où il est né et où il a grandi. J’ai ainsi découvert une Amérique dont on ne parle jamais, cette Amérique révoltée et violente, vivier de l’électorat de Trump ; et je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec certaines villes du Nord de la France.

Ce livre montre bien que le manque de culture, de reconnaissance, de travail et surtout d’espoir peut engendrer haine et colère contre lesquelles il est très difficile de lutter.

Ce récit autobiographique se lit comme un roman et est plutôt bien écrit, ce qui ne gâche rien au plaisir de lecture.

Hillbilly 2légie de J.D. Vance (traduit par Vincent Raynaud) aux éditions Globe, 2017 – 283 pages

Poster un commentaire

Classé dans Lire, Littérature amécaine (U.S.)

Lectures communes « Je me livre à la p@ge »

Voici les prochaines lectures communes du groupe « Je me livre à la p@age ». N’hésitez pas à nous rejoindre, nos échanges se font en toute simplicité !

https://www.facebook.com/groups/103305383348172/

Plus on est de fous (de littérature bien sûr), plus on r(l)it ! 🙂

Aucun texte alternatif disponible.

« Je me livre à la p@ge » est un groupe d’échange et de partage sur la lecture.

https://www.facebook.com/groups/103305383348172/

Poster un commentaire

Classé dans Lire

La vie rêvée d’Ernosto G. de Jean-Michel Guénassia

4ème de couv. : De 1910 à 2010 et de Prague à Alger en passant par Paris. La traversée du siècle de Joseph Kaplan, médecin juif pragois. De la Bohème et ses guinguettes où l’on croisait des filles qui dansaient divinement le tango en fumant des Bastos, à l’exil dans le djebel, de la peste d’Alger aux désillusions du communisme, voici la vie d’un héros malgré lui, pris dans les tourmentes de l’Histoire. Une vie d’amours et de grandes amitiés, une vie d’espoirs et de rencontres, jusqu’à celle, un jour de 1966, d’un certain Ernesto G., guerrier magnifique et terrassé, échoué au fin fond de la campagne tchèque après sa déroute africaine.

J’ai beaucoup aimé ce roman mélangeant fiction et Histoire. Des personnages incroyables, des femmes aux caractères bien trempés, indépendantes et libres… mais pas toujours.

Mais c’est surtout l’histoire d’un homme terriblement attachant, aux multiples vies, celle d’un jeune étudiant à Paris, qui partage son temps libre entre les études de médecine et le tango ; celle d’un jeune médecin pris au piège de la guerre 39-45 à Alger où il doit se cacher tout en combattant les épidémies de peste et de paludisme ; celle d’un homme accompli, heureux en amour comme au travail mais dans une Tchécoslovaquie fermée au monde extérieur et où règne une dictature communiste ; celle d’un homme résigné que les évènements de vie ont quelque peu abîmé ; celle de sa rencontre avec le Ché qui va chambouler sa vie à tout jamais.

Le lecteur suit ainsi la vie de cet homme, des femmes qui gravitent autour de lui : maîtresses, épouses, fille, amies, de ses amis qui ne lui feront pas toujours que du bien, tout en traversant la grande Histoire. Le tout rythmé par les notes de tango argentin du grand Carlos Gardel dont les disques ne quitteront jamais Joseph.

J’étais passée à côté de ce livre à sa sortie (les rentrées littéraires sont denses) mais le découvrir aujourd’hui n’enlève rien au plaisir que j’ai eu à le lire.

Et pour terminer, un petit clin d’oeil à Joseph qui est peut être toujours en vie… qui sait… 😉

La vie rêvée d’Ernesto G. de Jean-Michel Guénassia aux éditions Albin Michel, 2012. 544 pages

Poster un commentaire

Classé dans Lire, Littérature française

Tempête de sable de Elite Zexer

Film israélien de 2017 avec Lamis Ammar, Ruba Blal, Hitham Omari

Synopsis (AlloCiné) : Les festivités battent leur plein dans un petit village bédouin en Israël, à la frontière de la Jordanie : Suleiman, déjà marié à Jalila, épouse sa deuxième femme. Alors que Jalila tente de ravaler l’humiliation, elle découvre que leur fille aînée, Layla, a une relation avec un jeune homme de l’université où elle étudie. Un amour interdit qui pourrait jeter l’opprobre sur toute la famille et contre lequel elle va se battre. Mais Layla est prête à bouleverser les traditions ancestrales qui régissent le village, et à mettre à l’épreuve les convictions de chacun. 

Très beau film sur la pression sociale et sur le poids des traditions. Personne n’ose contrevenir à ce qui doit être fait. Peur du déshonneur, honte, peur d’être rejeté, surtout pour le père qui doit tenir son rôle d’homme dans une société où la femme lui appartient (fille, épouse, etc..) et n’a aucune liberté.
C’est ainsi que Suleiman, malgré ses airs de modernité, épouse une seconde femme et promet sa fille à un homme de la tribu parce qu’elle est amoureuse d’un homme qu’il n’a pas choisi pour elle, un homme qui n’est pas du village… et cela ne se fait pas.
C’est ainsi aussi que Jalila, humiliée par ce mariage, va soutenir sa fille et défier son mari. Elle en paiera les conséquences.
Layla aussi se rebelle, mais à quel prix…
On découvre une famille qui s’aime mais qui est incapable de décider par elle même et par conséquent qui se déchire. Leur façon de vivre est dictée par les traditions du village, sans aucun autre choix. Pourtant Layla le dit « on a toujours le choix ». Jalila aussi essaie de réveiller son mari « Quand feras-tu ce que tu as envie », « Sois un homme ». Mais la pression sociale est si forte…. et tout le monde souffre… Quel gâchis !

Une histoire très bien filmée, tout en finesse et des acteurs justes qui jouent avec une belle sensibilité et une belle sincérité.

Poster un commentaire

Classé dans Cinéma