Je me livre à la p@ge

Si vous voulez partager votre passion pour la lecture, échanger sur vos coups de coeur ou participer à des lectures communes, n’hésitez pas à nous rejoindre sur le groupe « Je me livre à la p@ge ». Les échanges se font en toute simplicité. A bientôt. https://www.facebook.com/groups/103305383348172

Nos prochaines lectures communes :

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Trois saisons d’orage de Cécile Coulon

4ème de couv. : Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. 
Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. 

Epoustouflant ! Une fois plongé dans la lecture de ce roman, impossible de le lâcher ! Un véritable coup de cœur. J’ai aimé, aimé, aimé. L’auteure nous emmène avec poésie et force dans une bourgade perdue du massif central à la sortie de la seconde guerre mondiale. André, médecin, traumatisé par la mort de dizaine d’enfants, décide de s’installer dans cet endroit nommé « Les trois gueules » pour effacer cette douleur en aidant ceux qui en ont besoin. Son fils Bénédict, qui arrive dans des circonstances un peu particulière (mais chut…), décide lui aussi de devenir médecin et de reprendre le cabinet de son père. C’est ainsi qu’il reste aux trois gueules avec son épouse, Agnès tout droit venue de la ville, et son vieux père. Vient enfin leur fille Bérangère.
Mais il n’est pas facile de s’intégrer quand on n’est pas né au village, quand on vient de la ville. Pourtant la rencontre de cette famille avec celle de Delphine et Maxime, paysans de père en fils, va les lier à cette terre à tout jamais.

On assiste ainsi à la métamorphose d’un village, à ce conflit entre les gens de la campagne et de la ville qui n’aspirent pas aux mêmes ambitions, qui ne regardent pas cette nature avec les mêmes yeux, qui ne subissent pas la terre de façon égale. Cécile Coulon décrit aussi la place de la femme dans cette société à deux vitesses.

L’intégration pourrait être la grande question de ce roman : Est-ce les étrangers qui ne s’intègrent pas (les gens de la ville) ou est-ce les natifs qui ne souhaitent pas leur laisser une place (les gens de la campagne). Chacun avançant avec ses peurs, ses fausses croyances, ses préjugés, ses incompréhensions…(d’actualité tout ça, non ?).

La réussite de ce roman est aussi liée au style, à l’écriture que je trouve magistrale mais surtout à ce suspens qui est entretenu tout le long du récit : un secret lourd et pesant qui déterminera le destin de ces deux familles.

Un grand merci à l’auteure grâce à laquelle j’ai passé un sacré bon moment plein d’émotions !

Trois saisons d’orage de Cécile Coulon aux éditions Viviane Hamy – 262 pages

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Classé dans Emotions fortes - Coups de coeur, Lire, Littérature française

Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann

4ème de couv. : 7 août 1974. Sur une corde tendue entre les Twin Towers s’élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires.
Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu’il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n’avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants…
Une ronde de personnages dont les voix s’entremêlent pour restituer toute l’effervescence d’une époque. Porté par la grâce de l’écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l’histoire d’un monde qui n’en finit pas de se relever.

Ce livre était dans ma PAL depuis 2009 mais grâce au groupe « Je me livre à la p@ge » qui l’a proposé en lecture commune, je l’ai enfin lu ! Et quel bonheur, un vrai coup de coeur. J’ai beaucoup, beaucoup aimé.

A travers divers personnages d’origine et de milieux différents, Colum McCann raconte cette Amérique des années 1970 c’est à dire l’après Vietnam, la fin des hippies, la démission de Nixon. C’est une Amérique trouble, dans laquelle la misère humaine, financière, sociale et le racisme sont très présents.  Ces personnages sont eux tous reliés par un fil, celui du funambule qui, à mon sens, symbolise la liberté, l’insouciance, la légèreté. Tout le contraire de ces vies détruites, chaotiques, pleine de souffrance. Le prêtre irlandais qui veut sauver son âme en aidant les prostituées noires du Bronx malgré les coups et les menaces des proxénètes ; ces prostituées, de mère en fille, que seul le décès de l’une d’entre elles permet de casser la répétition de scénario de vie ; le frère du prêtre qui ne parvient pas à le sauver ; des mères de jeunes soldats morts au Vietnam qui n’arrivent pas à faire le deuil de leurs fils bien aimés ; des artistes en mal de reconnaissance, drogués et marginaux dont un accident de voiture bouleverse le destin ; etc., autant de destins brisés. Tous ces personnages se croisent, leurs vies se mélangent, les coups durs de la vie les rapprochent, les éloignent, les transforment.

Sous ses abords plutôt noirs (il est vrai que la description ci-dessus est plutôt glauque), ce roman est riche et passionnant. J’ai aussi beaucoup aimé le style. L’auteur change de style à chaque personnage, ce qui les rend encore plus vrais, plus authentiques ; chacun son langage, son parler, ce qui donne du rythme au roman et permet de passer de l’un à l’autre de façon plus fluide. Bref, j’ai tout aimé dans ce roman !

Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann aux éditions Belfond, 2009 – 448 pages

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Ant-Man de Peyton Reed

Film de 2015 de Peyton Reed avec Paul Rudd, Evangeline Lilly et Mickael Douglas

Synopsis (Allociné) : Scott Lang, cambrioleur de haut vol, va devoir apprendre à se comporter en héros et aider son mentor, le Dr Hank Pym, à protéger le secret de son spectaculaire costume d’Ant-Man, afin d’affronter une effroyable menace…

Je ne savais pas quel film regarder hier soir. J’avais envie d’un bon film de SF et je suis tombé sur celui-là. Je ne connaissais ni le réalisateur ni le comics. Mais, pourquoi pas. Et bien pas déçue du tout et très surprise qu’un super héros de la taille d’une fourmi soit aussi efficace !

Beaucoup d’humour dans ce film. Les potes « pas très catholiques » de Scott Lang (alias Ant-Man) sont à mourir de rire surtout l’acteur Mickael Peña dans le rôle de Luis, il est excellent. De bonnes répliques donc mais aussi de l’action, comme on l’aime dans ce genre de film, des méchants et des gentils qui gagnent à la fin (c’est peut-être « gnangnan » pour certains mais moi cela me fait du bien :p !). On découvre aussi l’univers incroyable des fourmis grâce à un petit cours d’entomologie donné par le Dr Hank Pym (Mickael Douglas) : des espèces variées qui vont constituer l’armée de Ant-Man et l’aider dans sa mission. Voilà de quoi passer un très bon moment de cinéma… 🙂

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Terminator Genisys de Alan Taylor

Film de 2015 de Alan Taylor avec Arnold Shwarzenegger, Emilia Clark, Jason Clark

Synopsis (Allo Ciné) : Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l’avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage.

Il nous l’avait bien dit qu’il reviendrait ! Et le revoilà ! Le premier de la série, réalisé par James Cameron, est sorti en 1984 (cela ne nous rajeunit pas 😉 ). Depuis, je suis les opus au fil de leurs sorties. Tous ne se valent pas, bien sûr, mais ce dernier volet est plutôt réussi.
Le sauveur du monde, John, fils de Sarah, se retrouve dans la peau du méchant, inattendu ! Je découvre aussi Emilia Clarke dans un autre rôle que celui de Daenerys Targaryen (GOT) et c’est plutôt convainquant. Elle joue très bien. Quant à Papy Swarzy, égal à lui même, ni bon ni mauvais, il tient bien son rôle de gentil Terminator.

Le scenario est aussi bien écrit. Toujours, sur le même principe, des robots qui reviennent dans le passé pour tuer Sarah O’Connor, mais il a pris de la modernité. L’informatique tient une place plus importante dans l’histoire, en tout cas elle est plus visible, ce dont je n’ai pas souvenir dans les précédents. Tout ça est bien entendu lié à l’évolution de notre monde depuis les années 80. Nous retrouvons toute l’action et les courses poursuites des autres volets, des effets spéciaux, de l’humour et de l’amour aussi (faut bien qu’il soit conçu, John !). Un bon mélange qui donne un bon moment de cinéma, si on aime le genre. 🙂

 

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Classé dans Cinéma, SFFF