« Je me livre à la p@ge »

« Je me livre à la p@ge » est un groupe d’échange et de partage sur la lecture.

Cette année, 1 auteur à l’honneur Boris Vian : chacun publie quelques lignes dès qu’il fait une rencontre avec cet auteur. C’est l’occasion de décourvir ou redécouvrir une oeuvre, une personnalité….
10 lectures communes : chaque mois, nous lisons un même livre et partageons nos impressions (on peut participer à 1, 2, 3 ou 10 LC, comme on veut…)

Voici les prochaines lectures communes, les rendez-vous pour échanger se font chaque 20 du mois :

20 avril : Une si longue lettre de Mariama Bâ
20 mai : Le grand Marin de Catherine Poulain
20 juin : Les gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin Lugand
20 septembre : Américanah de Chimamanda Ngozi Adichie
20 octobre : La petite fêlée aux allumettes de Nadine Monfils
20 novembre : En attendant Robert Capa de Susana Fortès
20 décembre : Candyland de Jax Miller

N’hésitez pas à nous rejoindre, nos échanges se font en toute simplicité !

https://www.facebook.com/groups/103305383348172/

Plus on est de fous (de littérature bien sûr), plus on r(l)it ! 🙂

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Rock’n Roll de Guillaume Canet

Film de 2016 de Guillaume Canet avec Guillaume Canet, Marion Cotillard, Gilles Lelouche, Yvan Atall

Synopsis (Allo Ciné) : Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.

Ce film est génial ! Quelle auto-dérision ! Guillaume Canet, Marion Cotillard et Gilles Lelouche, pour ne citer qu’eux, jouent leur propre rôle… et c’est très réussi.

L’histoire commence par le tournage d’un film dont l’acteur principal est Guillaume Canet. Sa rencontre avec l’actrice qui partage l’affiche de ce film avec lui le fait basculer dans le doute, la perte de confiance et plus tard la bêtise. Cette jeune actrice a le malheur de lui dire qu’il n’est pas très rock and roll et que depuis bien longtemps les jeunes filles ne fantasment plus sur lui. Il est vieux et ringard.

Guillaume Canet qui partage sa vie avec Marion Cotillard, au top du succès (elle remporte un César et pas lui), se sent mal et ne supporte pas cet état de fait. Il décide alors d’être rock and roll. Il change d’attitude, de look vestimentaire, boit, sort et fait capoter le film qu’il est en train de tourner. Son entourage est impuissant, ne le comprend pas, essaie de lui faire entendre raison mais que nenni. Au contraire, il s’enfonce davantage dans sa crise de la quarantaine et de sa quête du jeunisme : botox, gonflette, dopage. On découvre un Guillaume Canet défiguré par un chirurgien esthétique sans scrupule. La descente aux enfers devient irréversible.

Ce film est drôle, les acteurs sont très bons et ne se ménagent pas. Ce film aborde très bien le sujet qui préoccupe beaucoup notre société (et encore plus le monde du cinéma et du star système) : rester jeune à tout prix ! Sinon, c’est la fin. Plus de contrat, plus de boulot, plus de vie sociale à la jet set. Heureusement l’amour est là. Marion Cotillard est magistrale dans son propre rôle. Se préparant à tourner un film avec Xavier Nolan, elle parle québécois pendant toute une partie du film, c’est extraordinaire.

Bref, une comédie réussie qui aborde avec humour et bienveillance malgré tout un sujet grave de notre société.

Une petite pensée émouvante pour Johnny Hallyday qui apparait avec Laëticia jouant tous deux leurs propres rôles, et le jouant très bien.

Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas.

La bande annonce :

Extrait avec Johnny Hallyday :

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Classé dans Cinéma

Tal, tournée d’automne

 

Image associéeMa fille de 10 ans est fan de cette chanteuse. Pour son anniversaire nous lui avons offert une place de concert et vu son âge il a bien fallu l’accompagner. J’y suis donc allée en m’étant préparée à m’ennuyer sérieusement… mais que ne fait-on pas pour ses enfants !

De Tal, je ne connaissais que les deux ou trois tubes diffusés à la radio ou entendus lors d’émissions télévisés et, franchement, ce n’est pas du tout le style de musique et de chanteuse que j’affectionne.

Et bien vous ne me croirez pas mais je suis sortie ravie de ce concert ! Cette chanteuse a un vrai talent. Tout d’abord c’est une vraie musicienne : elle joue aussi bien de la guitare que du clavier. Ensuite, elle a une voix incroyable. Elle descend très bas dans les graves, remonte dans les aigus et joue ainsi avec sa voix de façon incroyable : une puissance et une maitrise totales ! Enfin, elle a un vrai respect pour ses musiciens et choristes, qu’elle met à l’honneur très souvent durant son spectacle, leur laissant le devant de la scène.

J’ai aussi été très surprise d’entendre autant de sonorités africaines (Afrique Noire) dans son répertoire. C’était très jolie. Elle a aussi chanté magnifiquement une chanson en Hébreu (sa langue natale), je n’ai rien compris aux paroles bien évidemment mais c’était très beau. D’ailleurs, je ne parlerai pas des textes auxquels je ne me suis pas du tout attardée (et je ne pense pas le faire) si ce n’est qu’il s’agit toujours de messages de paix et d’amour.

En rentrant, j’ai écouté son album et j’ai moins aimé et je ne l’écouterai sans doute plus mais c’est avec grand plaisir que je retournerai la voir et l’écouter en concert. Elle a un tel rapport avec son public qu’elle en est attachante. Elle sait « faire le show » et je pense que c’est une vraie artiste.

En conclusion, elle m’a convaincue sur scène mais passée la magie du spectacle je n’accroche pas…. Je continuerai donc d’acheter les CD à ma fille et de l’accompagner aux prochains concerts 😉

Belle expérience en tout cas.

Je vous propose d’écouter cette magnifique chanson en hébreu :

J’aime bien ce titre là :

Un de ses derniers clips, là j’adhère moins mais ma fille adore !

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Classé dans Musique

Hillbily élégie de J.D. Vance #MRL17

4ème de couv. : Dans ce récit à la fois personnel et politique, J.D. Vance raconte son enfance chaotique dans les Appalaches, cette immense région des États-Unis qui a vu l’industrie du charbon et de la métallurgie péricliter. Il décrit avec humanité et bienveillance la rude vie de ces « petits Blancs » du Midwest que l’on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump. Roman autobiographique, roman d’un transfuge, Hillbilly Élégie nous fait entendre la voix d’une classe désillusionnée et pose des questions essentielles. Comment peut-on ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? Comment l’Amérique démocrate, ouvrière et digne est-elle devenue républicaine, pauvre et pleine de rancune ?

Le 15 septembre dernier, j’ai eu la chance d’avoir été sélectionnée par PriceMinister pour participer au match littéraire qu’il organise chaque année. Quel bonheur de découvrir ce roman dans ma boîte aux lettre ! Par contre, unn peu en retard pour proposer cette petite chronique qui aurait dû être publiée pour le 16 novembre… aïe…

 

Ce livre est un indispensable pour qui veut comprendre l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Il s’agit d’un récit autobiographique qui vaut toutes les études sociologiques. On découvre une population Nord Américaine dont on entend peu parler, les Hillbillies, qui peut se traduire en français par « péquenots ». Cette population vit dans ces petites villes américaines où l’industrie a disparu, les usines ont fermé les unes après les autres et des familles entières sont laissées sur le carreau. Mais, contrairement à ce que tout un chacun pourrait penser, en raison des clichés bien ancrés, il s’agit d’une population blanche. Et cette population blanche rêve de retrouver la grandeur des Etats Unis d’antan, blanche et riche. C’est ainsi que des familles pauvres, illettrées pour beaucoup, où sévit la violence et la misère essaient de survivre entre drogue et armes à feu.

J.D. Vance, à travers son parcours, nous emmène donc à la rencontre de cette partie de l’Amérique blanche où il est né et où il a grandi. J’ai ainsi découvert une Amérique dont on ne parle jamais, cette Amérique révoltée et violente, vivier de l’électorat de Trump ; et je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec certaines villes du Nord de la France.

Ce livre montre bien que le manque de culture, de reconnaissance, de travail et surtout d’espoir peut engendrer haine et colère contre lesquelles il est très difficile de lutter.

Ce récit autobiographique se lit comme un roman et est plutôt bien écrit, ce qui ne gâche rien au plaisir de lecture.

Hillbilly 2légie de J.D. Vance (traduit par Vincent Raynaud) aux éditions Globe, 2017 – 283 pages

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Classé dans Lire, Littérature amécaine (U.S.)

La vie rêvée d’Ernosto G. de Jean-Michel Guénassia

4ème de couv. : De 1910 à 2010 et de Prague à Alger en passant par Paris. La traversée du siècle de Joseph Kaplan, médecin juif pragois. De la Bohème et ses guinguettes où l’on croisait des filles qui dansaient divinement le tango en fumant des Bastos, à l’exil dans le djebel, de la peste d’Alger aux désillusions du communisme, voici la vie d’un héros malgré lui, pris dans les tourmentes de l’Histoire. Une vie d’amours et de grandes amitiés, une vie d’espoirs et de rencontres, jusqu’à celle, un jour de 1966, d’un certain Ernesto G., guerrier magnifique et terrassé, échoué au fin fond de la campagne tchèque après sa déroute africaine.

J’ai beaucoup aimé ce roman mélangeant fiction et Histoire. Des personnages incroyables, des femmes aux caractères bien trempés, indépendantes et libres… mais pas toujours.

Mais c’est surtout l’histoire d’un homme terriblement attachant, aux multiples vies, celle d’un jeune étudiant à Paris, qui partage son temps libre entre les études de médecine et le tango ; celle d’un jeune médecin pris au piège de la guerre 39-45 à Alger où il doit se cacher tout en combattant les épidémies de peste et de paludisme ; celle d’un homme accompli, heureux en amour comme au travail mais dans une Tchécoslovaquie fermée au monde extérieur et où règne une dictature communiste ; celle d’un homme résigné que les évènements de vie ont quelque peu abîmé ; celle de sa rencontre avec le Ché qui va chambouler sa vie à tout jamais.

Le lecteur suit ainsi la vie de cet homme, des femmes qui gravitent autour de lui : maîtresses, épouses, fille, amies, de ses amis qui ne lui feront pas toujours que du bien, tout en traversant la grande Histoire. Le tout rythmé par les notes de tango argentin du grand Carlos Gardel dont les disques ne quitteront jamais Joseph.

J’étais passée à côté de ce livre à sa sortie (les rentrées littéraires sont denses) mais le découvrir aujourd’hui n’enlève rien au plaisir que j’ai eu à le lire.

Et pour terminer, un petit clin d’oeil à Joseph qui est peut être toujours en vie… qui sait… 😉

La vie rêvée d’Ernesto G. de Jean-Michel Guénassia aux éditions Albin Michel, 2012. 544 pages

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Classé dans Lire, Littérature française