Autobiographie d’une courgette de Gilles Paris

Reprise de l'ancien blog - Article publié en 2011

courgette.jpgQuand j’ai vu ce livre sur les rayonnages de la bibliothèque, je me suis dit « il est parfait pour mon challenge fruits et légumes littéraires…. hop emprunté.
Arrivée à la maison, je me dis « mais au fait il nous raconte quoi ce livre » et je lis la quatrième de couverture : « Depuis tout petit, je veux tuer le ciel ». Ainsi commence l’histoire racontée par Icare, un petit garçon naïf et inculte, surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit à la campagne avec sa mère. Depuis son accident, la mère de Courgette ne travaille plus à l’usine et boit des bières en regardant la télévision du matin au soir. Elle s’occupe peu de son fils qui n’apprend rien à l’école et joue seul pour la plupart du temps. Les rares dialogues échangés passent par la télévision, source d’inspiration de Courgette qui ne connaît la vie qu’à travers le petit écran. Un jour, Courgette découvre un revolver et tue accidentellement sa mère. Le juge le déclare « incapable mineur » et Courgette est envoyé dans une maison d’accueil. Mais pour Courgette, contrairement aux autres enfants, la maison d’accueil est loin d’être « une prison ». L’apprentissage d’une vie passe désormais par les Fontaines et tous les rêves de Courgette deviennent possibles.« 

Oups, si c’est le genre « enfant dans le placard » qui exhibe la souffrance et décrit des situations à vomir pour des raisons commerciales et non pour apporter un témoignage et une analyse constructifs, je ne vais pas pouvoir le lire. Bon, je décide de passer outre mes préjugés et de commencer sa lecture. Et bien, vous me croirez ou pas, je ne regrette pas.

L’auteur a choisi d’écrire à la première personne. C’est Icare, dit Courgette, qui raconte son histoire avec son langage. Il décrit le monde des adultes avec ses yeux et ses mots d’enfants. Ce roman est attendrissant sans tomber ni dans la niaiserie ni dans le pathos. La naïveté du petit garçon rend bien des situations très drôles ; complètement paradoxale face à un contexte plutôt dramatique.

Par exemple :
« L’arabe est la langue des marocains. Simon et moi on regarde la langue à Ahmed avec nos doigts et elle est comme la nôtre et Ahmed pleurniche parce qu’on a tiré trop fort dessus. »
Dommage je n’ai plus le livre (rendu à la bibliothèque ce matin) sinon je vous aurais recopié un paragraphe très drôle de la page 198 sur « la place du mort » dans une voiture. Icare ne connaît pas les expressions imagées.

Et puis, il y a aussi quelques jolies phrases comme celle là :
Les rides, c’est rien qu’une boîte à questions pas posées qui s’est remplie avec le temps qui s’en va.

Si vous voulez lire davantage de citations, je vous conseille ce lien : http://www.babelio.com/livres/Paris-Autobiographie-dune-courgette/10973/citations.

Ce roman est un vrai message d’amour et de tendresse. J’ai beaucoup aimé.

La seule (petite) difficulté a été de se faire à cette écriture enfantine (avec donc énormément de fautes de français) mais sans laquelle le roman n’aurait pas trouvé toute sa force.

Autobiographie d’une courgette de Gilles Paris aux Editions Plon, 2002

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