L’arbre du pays Toraja de Philippe Claudel

4ème de couverture : « Qu’est-ce que c’est les vivants ? À première vue, tout n’est qu’évidence. Être avec les vivants. Être dans la vie. Mais qu’est-ce que cela signifie, profondément, être vivant ? Quand je respire et marche, quand je mange, quand je rêve, suis- je pleinement vivant ? Quand je sens la chaleur douce d’Elena, suis-je davantage vivant ? Quel est le plus haut degré du vivant ? » Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence. Entre deux femmes magnifiques, entre le présent et le passé, dans la mémoire des visages aimés et la lumière des rencontres inattendues, L’Arbre du pays Toraja célèbre les promesses de la vie.

Au retour d’un voyage en Indonésie, chez le peuple Toraja où les rites funéraires et les morts sont au centre de leur vie, le narrateur apprend la maladie de son ami Eugène, un cancer. Eugène meurt peu de temps après ce diagnostic. A partir de là, le narrateur, un cinéaste quinquagénaire, réfléchit sur la vie, sur la mort, prend conscience de son âge, du chemin parcouru, des êtres qu’il aimait et qui ont disparu. A l’instar de l’arbre Toraja (arbre creux dans lequel sont déposés les corps des enfants décédés, cet arbre est leur tombeau), le narrateur livre ses morts, ses questionnements, ses doutes sur l’existence, le sens de la vie, l’amour au creux des pages qui finissent par former un tombeau, le livre.
Un peu brouillon parfois, versant pêle-mêle des anecdotes, des sentiments ou des souvenirs, ce roman reste une véritable réflexion sur la mort et son pendant, la vie. Un bébé grandit dans un ventre, un film est sur le point de naître. La vie continue….
En fermant ce livre, je me suis demandé si la vie était plus forte que la mort ? Ou bien s’il s’agissait juste d’une volonté de survivre résultant d’un instinct primaire ? Ou si nous vivions juste un état de fait  ?… Je n’ai pas les réponses.

J’oubliais, ce livre parle aussi beaucoup de cinéma, ce qui n’est pas sans me déplaire.

L’arbre du pays Toraja de Philippe Claudel aux éditions Stock, 2016

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Classé dans Lire, Littérature française

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