Moka de Frédéric Mermoud

Film de 2016 avec Nathalie Baye, Emmanuelle Devos et David Clavel

Afficher l'image d'origineSynopsis (Allo Ciné) : Munie de quelques affaires, d’un peu d’argent et d’une arme, Diane Kramer part à Evian. Elle n’a qu’une obsession : retrouver le conducteur de la Mercedes couleur moka qui a renversé son fils et bouleversé sa vie. Mais le chemin de la vérité est plus sinueux qu’il n’y paraît. Diane devra se confronter à une autre femme, attachante et mystérieuse…

Ce film est une adaptation du livre éponyme de Tatiana de Rosnay. Livre que je n’ai pas lu, je ne ferai donc aucun commentaire sur l’adaptation en elle-même. Ceci étant les adaptations de ses romans sont plutôt réussies. Je me souviens de « Elle s’appelait Sarah », magnifique film de Gilles Paquet Brenner avec Kristin Scott Thomas. Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à Moka.

Tout d’abord, je salue le talent des deux comédiennes principales du film. Elles sont magnifiques. L’une porte le deuil, la perte, l’impossibilité de vivre sans son enfant, l’autre la dure réalité du corps qui change avec l’âge et ses conséquences sur la séduction, les rapports avec autrui, sa place dans le couple.

Je découvre Emmanuelle Devos. Je n’ai pas vraiment de souvenirs cinématographiques avec elle. Je me rends compte que je suis passée à côté d’une très grande actrice. Quant à Nathalie Baye, je la suis depuis mon adolescence. J’aime son jeu, ses choix de films parfois dangereux, j’aime cette femme pleine de tendresse, de sensibilité et de discrétion.

Moka est un drame à la Hitchcock mêlant psychologie et suspens. A la base l’histoire est simple : à Evian, un jeune adolescent est tué par un chauffard qui prend la fuite. Sa mère, Diane (Emmanuelle Devos), installée en Suisse, part à la recherche de la vérité.

 Elle ne peut faire autrement, c’est une question de survie. Bouger, traquer, enquêter devient sa raison de vivre. Mais la vengeance est sa seule motivation. Tuer celle qui à tué. Quant elle trouve enfin la coupable (Nathalie Baye), en apparence, elle provoque une rencontre, puis deux, puis trois. Bien sûr, elle ne dit rien d’elle, ment sur son nom et les raisons qui l’ont emmenées à Vichy. Une relation ambigüe, une certaine complicité voire  un lien affectif s’installent doucement entre ces deux femmes. Elles sont toutes deux en souffrance et essaient de survivre face à la perte, d’un enfant pour l’une, de sa jeunesse pour l’autre. Le spectateur suit donc la relation de ces deux femmes jusqu’à la vérité. Vérité qui ne se trouve pas forcément là où on l’attend.

Ce film est émouvant (oui, oui j’ai pleuré), les personnages attachants et très vrais. Le décor naturel (Evian et le lac Léman) ajoute une touche de sensibilité et de beauté à ce film. J’ai vraiment beaucoup aimé.

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