Le Roi de Kahel de Tierno Monénembo

4ème de couv. : Au début des années 1880, Aimé Victor Olivier, que les Peuls appelleront Yémé et qui deviendra le vicomte de Sanderval, fonde le projet de conquérir à titre personnel le Fouta Djalon et d’y faire passer une ligne de chemin de fer. On a presque tout oublié de lui aujourd’hui : il fut pourtant un précurseur de la colonisation de l’Afrique de l’Ouest, ses aventures faisaient le régal des gazettes de l’époque. Au cours de ses cinq voyages successifs, Sanderval parvient à gagner la confiance de l’almâmi, le chef suprême de ce royaume théocratique qu’était le pays peul, qui lui donne le plateau de Kahel et l’autorise à battre monnaie à son effigie. De ce personnage haut en couleurs, Tierno Monénembo nous offre une foisonnante biographie romancée. L’épopée solitaire d’un homme, Olivier de Sanderval, qui voulut se tailler un royaume au nez et à la barbe de l’administration française… et des Anglais.

Ce roman, basé sur l’histoire vraie de Aimé Victor Olivier, Vicomte de Sanderval, décrit avec une certaine ironie l’époque peu glorieuse de la colonisation.

Le Vicomte de Sanderval, bercé par les histoires des explorateurs de l’époque, rêve de construire un royaume en Afrique, un royaume où il serait Roi. C’est ainsi, avec des rêves plein la tête, qu’il part à la conquête du Fouta-Djalon (massif montagneux de Guinée). Les péripéties se succèdent alors : maladies tropicales, négociations compliquées avec les rois des tribus africaines, emprisonnements, séquestrations, famines, déboires avec les administrations française et anglaise, etc.

Cet homme ne veut pas s’imposer par la force. Il se veut de respecter chacun des royaumes et des coutumes mais son projet n’en reste pas moins très égoïste. Il fait ce qu’il faut pour s’intégrer, vit comme les peuls, se fait appeler Yémé et est même considéré par certains comme l’un des leurs. Ruse ou sincérité ? Sanderval aime cette Afrique, aime le Fouta-Djalon. Il se sent chez lui, un peu trop…

J’ai été déçue par ce roman. Je m’attendais à une écriture plus puissante, plus riche. Tout allait trop vite, l’auteur passe d’une situation à une autre très rapidement, laissant peu de temps à la réflexion, à la compréhension même de l’histoire et des sujets abordés. Nous restons à la surface… Ce roman me laisse un arrière goût de superficialité et d’ennui. Dommage….

Le roi de Kahel de Tierno Monénembo aux éditions du Seuil, 2008 – 261 pages

Prix Renaudot 2008

 

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Classé dans Lire, Littérature d'Afrique Noire

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