Tout est brisé de William Boyle

4ème de couv. : Tout semble brisé dans la vie d’Erica. Seule avec son vieux père tyrannique tout juste sorti de l’hôpital, elle n’a plus de nouvelles de son fils Jimmy, un jeune homme fragile parti errer à travers le pays sans avoir terminé ses études. Mais voilà qu’après un long silence, Jimmy revient à l’improviste, en piteux état. Erica fera tout pour l’aider, décidée à mieux le comprendre et à rattraper le temps perdu. Mais Jimmy se sent trop mal à l’aise face à sa mère, dans ce quartier de Brooklyn hanté par ses souvenirs ; un profond mal de vivre que ni l’alcool ni les rencontres nocturnes ne parviennent à soulager. Erica, elle, ne veut pas baisser les bras…

Erica est une de ses femmes dévouées qui se sacrifient pour les hommes de leur vie :  mari,  père,  fils.
Jimmy, son fils, est un jeune homme d’une vingtaine d’années, paumé, mal dans sa peau, alcoolique, sans le sou, démoli par le rejet de son père et d’une partie de la société en raison de son homosexualité. Mère et fils se sont perdus. Jimmy ne donne plus de nouvelles. Erica vit dans l’espoir de revoir son fils. Un jour, après avoir touché le fond, Jimmy décide de rentrer. Mais il n’en éprouve aucun plaisir et ne pense qu’à repartir. Erica tente en vain de retisser le lien avec lui. Difficile. Eprouvant. Une rencontre va tout changer. Franck, enseignant un peu étrange, va leur servir de médiateur et permettre à ses deux êtres de reprendre contact, doucement, et de se retrouver.

C’est un roman sombre, noir, où les relations intra-familiales ont dû mal à se construire, à se maintenir sans douleur, sans souffrance.

J’ai aussi vu dans cette histoire comme un questionnement autour de l’existence (ou inexistence) de Dieu ou plutôt faut-il croire ou non en Dieu. Erica est très croyante, pratiquante à l’opposé de Jimmy qui la rejette mais qui aimerait pourtant tellement croire en Dieu. Et ce Franck qui arrive là un peu comme un ange descendrait du ciel pour les aider.

Je n’ai pas aimé ce côté « Les routes du paradis » (série américaine des années 80-90) quand le personnage de Franck arrive. Mais j’ai beaucoup aimé le style et l’écriture de William Boyle : l’alternance des personnages donne de la vie à cet univers morbide où tout est chaotique. Il faut attendre les dernières pages pour percevoir quelques notes positives et d’espoir. C’est tout au moins mon ressenti.

C’est un roman fort en émotion, profond. Il m’a touchée, agacée, questionnée, remuée, intéressée, désintéressée… Je suis passée sans cesse du sentiment « j’aime » au sentiment « je n’aime pas » pour finir sur un « Oh que oui, j’aime… à relire ! ». Très curieuse expérience… mais les romans ne sont-ils pas là pour nous bousculer ?

Tout est brisé de William Boyle aux éditions Gallmeister, 2017 – 208 pages

Je remercie Léa Touch Book et les éditions Gallmeister de m’avoir fait découvrir ce roman en avant première…. and thank You, William Boyle, for writting this book !

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Classé dans Lire, Littérature amécaine (U.S.)

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