Le grand marin de Catherine Poulain

4ème de couv. : Une femme rêvait de partir. De prendre le large. Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska).
Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures. C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. Traîne dans les bars. En attendant de rembarquer. C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

Je ne sais comment parler de ce livre. L’histoire est dure et violente. Aucun moment de répit. Même quand Lili est dans les bras de son grand marin, je n’ai ressenti aucune tendresse, aucun amour juste le besoin de se sentir en vie et d’oublier un moment la dure vie qu’elle s’impose.
J’ai eu la sensation désagréable d’assister à un suicide collectif sous fond d’alcool et de drogue, sans que je puisse faire quoique ce soit.

Certes, Lili est une femme exceptionnelle, courageuse, fière (trop fière ?) qui veut aller jusqu’au bout du chemin qu’elle s’est tracé. Elle veut être libre. Mais à quel prix ? Que s’est-il passé dans sa vie pour qu’elle s’inflige autant de souffrance ? Vouloir pêcher dans les mers froides est une épreuve, même chez les hommes, que personne ne peut envier. Cela va au-delà d’un désir d’aventure. Une auto-punition ? Ce roman ne m’a pas réjouit, je n’ai pas non plus eu l’impression de prendre une grand bouffée d’oxygène, comme j’ai pu le lire dans certaines critiques. Je n’ai senti que l’alcool, le poisson pourri, le sang, les entrailles, la douleur. Je me suis pris tout ça en pleine figure, et cela n’a pas été agréable du tout. Et pourtant, quel livre ! Un style incroyable, une écriture juste, incisive, rythmée.

Pour résumé, j’ai beaucoup aimé le style et l’écriture mais un peu moins l’histoire.

Le grand marin de Catherine Poulain aux éditions de l’Olivier, 2016 – 375 pages dans la version poche.

Lu dans le cadre d’une lecture commune avec le groupe FB « Je me livre à la p@ge« .

 

 

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Classé dans Lire, Littérature française

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