Le dernier chant d’Orphée de Robert Silverberg

4ème de couv. : On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

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Ce court roman reprend avec subtilité et délicatesse le mythe d’Orphée.

Publié chez ActuSF, je m’attendais davantage à de la science fiction, de la fantasy ou du fantastique mais rien de tel, nous restons dans la mythologie pure et dure mais avec une telle poésie dans le récit que j’en ai oublié les cours du collège.
L’auteur nous conte l’histoire d’Orphée à la première personne du singulier : JE ; il est donc impossible de ne pas s’identifier au personnage et à son histoire. C’est ainsi qu’Orphée lui-même nous parle de sa naissance, de sa rencontre avec Eurydice, avec Jason et sa quête de la Toison d’or, de son voyage avec les Argonautes et de toutes les autres péripéties qui ont construit son mythe, de sa mort.
Loin, très loin, d’être une spécialiste en histoire antique, je ne saurai dire si ce récit reflète bien toute la version officielle des cours d’histoire enseignés à l’école, si l’auteur a ajouté des épisodes dans la vie mouvementée de cet être mi-Homme mi-Dieu mais ce que je peux dire c’est que cette novella se lit avec délectation. Un vrai régal !
Une belle surprise donc que ce roman. J’ai beaucoup aimé l’écriture, le style. Je n’avais jamais lu cet auteur auparavant pourtant reconnu comme l’un des grands maîtres de la science-fiction américaine (je m’intéresse depuis peu à ce genre). Je vais rapidement effacer cette lacune mais si quelqu’un pouvait m’aider à choisir parmi sa longue bibliographie…

A lire également, la Préface intéressante de Pierre-Paul Durastanti et une interview de l’auteur en fin d’ouvrage.

Le dernier chant d’Orphée de Robert Silverberg (traduit par Jacqueline Callier et Florence Dolisi) aux éditions ActuSF (collection Helios), 2019.162 pages.

Lu dans le cadre d’un envoi SP ActuSF

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Classé dans Littérature amécaine (U.S.), SFFF

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