Archives de Catégorie: Emotions fortes – Coups de coeur

Jake de Bryan Reardon

4ème de couv. : Simon Connolly est l’heureux père de deux enfants, Jake et Laney. Sa situation d’homme au foyer est pour le moins originale et Simon n’est pas toujours très à l’aise dans ce rôle. Mais, cahin-caha, la famille coule des jours paisibles… Jusqu’au matin où Doug Martin-Klein, un gamin insociable dont Jake est le seul copain, tire sur plusieurs camarades de classe avant de se donner la mort.
Les survivants et les blessés sont peu à peu évacués, mais Jake est introuvable. Et très vite soupçonné d’être le complice de Doug.
Commence alors pour Simon une véritable descente aux enfers. Comment une chose pareille a-t-elle pu arriver? Comment a-t-il pu ne rien entrevoir du drame qui se profilait? Jake est-il coupable? Où est-il passé?

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Sorti en début d’année, ce premier roman est une vraie réussite. L’auteur nous raconte avec talent le long chemin du père de famille pour comprendre ce qui a pu arriver à son fils. Suite à une fusillade dans un lycée américain, son fils disparait. Complice ? Il fréquentait l’assassin qui s’est donné la mort après le carnage.

Les chapitres alternent entre l’enfance de jake et le jour de la fusillade et ceux qui suivent cet acte abominable, des flash back très bien menés jusqu’à la révélation. C’est aussi la remise en question d’un père au foyer, le narrateur de l’histoire. Qu’a-t-il fait ou n’a-t-il pas fait ? A-t-il bien joué son rôle de père au foyer dans une société où cela est presque perçu comme anormal ? Doit-il remettre l’éducation qu’il a donné à son fils en cause ? Connaissait-il vraiment bien son fils ? Le doute s’installe puis la culpabilité. Remise en question du couple aussi.

L’auteur dénonce aussi le lynchage médiatique subit par les familles des présumés coupables dans une Amérique où les armes circulent librement. Les familles sont accablées, montrées du doigt. Leurs maisons sont encerclées par les médias mais aussi par la population, curiosité malsaine des badauds, incompréhension, colère, chagrin des parents endeuillés et des proches de Jake.

Ce livre est la fois dur par son sujet et haletant par son suspens. Intéressant par son style et par sa description du quotidien de la vie américaine. Une belle plume, des personnages à la psychologie fine, une énergie, un enchainement d’événements efficace.  Un très très bon roman noir.

Jake de Bryan Reardon (traduit de l’américain par Flavia Robin) aux éditions gallimard (Série Noire), 2018 – 335 pages.

 

 

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Classé dans Emotions fortes - Coups de coeur, Lire, Littérature amécaine (U.S.)

Le poids du monde de David Joy

4ème de couv. : Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle part où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?

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C’est avec plaisir que j’ai reçu courant juillet le deuxième roman de David Joy paru en France. Sélectionnée par Léa du groupe FB de lectures Nord-Américaines PicaboRiverBookClub, ce livre m’a été envoyé par les éditions Sonatine qui est en partenariat avec ce groupe. Merci à eux pour cette belle découverte.

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Le poids du monde est l’histoire de deux gamins cabossés par la vie. Thad, né d’un viol, est rejeté par sa mère qui ne voit en lui que son agresseur et sa vie anéantie. Aiden, lui, assiste à l’assassinat de sa mère par son père qui se tue ensuite d’une balle dans la tête. Ces deux gamins ont environ 10 ans quand ils se rencontrent. Ils décident de vivre ensemble dans une caravane. Ils partagent tout, les galères, les petites combines, les vols, la drogue, etc. Jusqu’à ce que Thad s’engage dans l’armée et part se battre en Afghanistan. Il rentre quelques années plus tard encore plus cabossé que ce qu’il n’était auparavant. Il retrouve Aiden et la caravane. Ils ont alors une vingtaine d’années. Ils survivent tant bien que mal jusqu’au moment où ils se retrouvent en possession d’une quantité importante de drogue et d’argent. Grâce à « cette opportunité », ils espèrent se sortir enfin de leur vie misérable mais tout s’aggrave et le lecteur assiste impuissant à une une véritable descente aux enfers… jusqu’au point de non retour.

Ce livre est bouleversant. C’est un roman noir, violent qui décrit la misère sociale de ces petits blancs des Appalaches dont j’ai découvert l’existence avec le roman de J.D. Vance, Hillbilly Elegie. C’est ce même univers glauque où le chômage et la violence sont rois. Et comment se sortir de cette destinée quand toutes les portes semblent fermées ?

Ecrit sous la forme d’un thriller dans un style parfait, l’auteur nous révèle cette véritable tragédie que vivent quelques milliers d’américains, qu’il a vécu lui-même, abandonnés à leur sort, armés, non éduqués. Ces gamins, filles comme garçons, grandissent dans un monde presque post-apocalyptique. Ils ne connaissent que la violence, la misère, les armes. Privés d’amour et de culture, ils ne font et ne deviennent que ce qu’ils ont toujours connus.

Malgré la dureté de ce livre, j’ai été happée par l’histoire et le suspens. J’ai eu du mal à le lâcher, espérant toujours que quelque chose les sauve…  Les personnages de ce roman sont tous odieux, violents, paumés et pourtant je n’ai pu m’empêcher de m’attacher à tous ces acteurs qui n’ont pas choisis leur rôle, ici ce n’est pas Hollywood et ses paillettes… Ici c’est une question de survie…

Si vous voulez comprendre l’Amérique d’aujourd’hui, si vous aimez les romans noirs, si vous aimez les thrillers, ce roman est fait pour vous !

Coup de coeur de la rentrée littéraire 2018.

Le poids du monde de David Joy aux éditions Sonatine, 2018. 309 pages

Lu dans le cadre du partenariat entre les Editions Sonatine et le groupe FB PicaboRiverBookClub. #editionssonatine #PicaboRiverBookClub

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Classé dans Emotions fortes - Coups de coeur, Lire, Littérature amécaine (U.S.), Policiers - Thrillers

Taqawan de Eric Plamondon

4ème de couv. : « Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »
Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.
Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source…
Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

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J’ai beaucoup de chance en ce moment, toutes mes lectures sont au top !

Encore un coup de coeur !

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Ce roman, au style particulier, est un cri d’amour et de révolte. Il nous raconte l’histoire de la réserve de Restigouche au Québec à travers un conflit entre les indiens Mig’mag et les autorités québecoises qui veulent réglementer par des quotas la pêche des « taqawan » autrement dit du saumon. Nous sommes au début des années 1980. Les indiens sont parqués dans des réserves et ont peu de possibilité de manifester et de se révolter. Quand ils le font, ils sont accueillis à coup de matraque sans distinction : femmes, enfants, handicapés, etc. puis embarqués au poste voire violés quand ces indiens sont de jeunes et jolies jeunes filles.

Eric Plamondon dénonce ainsi le colonialisme dans toute sa cruauté et son hypocrisie. Il propose un autre regard sur l’histoire du Québec et la façon dont ont été traités les autochtones.

Le style est atypique. Les chapitres sont courts, entrecoupés de contes, de légendes, de recettes de cuisine, de rappels historiques, politiques, d’explication sur la pêche du saumon, du saumon lui-même. Ces apartés s’imbriquent très bien dans l’histoire d’Océane, jeune indienne violée et blessée, de Yves Lecler, un agent de la faune démissionnaire qui va tout faire pour la protéger, de Caroline, son ex-maîtresse, française et professeur d’université, et de William un viel indien solitaire. Cet espèce de patchwork littéraire n’enlève rien au rythme et à la fluidité du roman, bien au contraire.

C’est à la fois un thriller, un roman historique, un livre politique mais c’est surtout un roman noir.

Ce livre inclassable est délicieux.  Il est surprenant par sa forme, agréable par son écriture, touchant par son histoire et prenant par son suspens. De quoi vous faire passer un très très bon moment de lecture.

Taqawan de Eric Plamondon aux éditions Quidam, 2018. 196 pages.

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Classé dans Emotions fortes - Coups de coeur, Lire, Littérature canadienne - québécoise

L’habitude des bêtes de Lise Tremblay

4ème de couv. : « J’avais été heureux, comblé et odieux. En vieillissant,je m’en suis rendu compte, mais il était trop tard. Je n’avais pas su être bon. La bonté m’est venue après, je ne peux dire quand exactement ».

C’est le jour où sans doute un vieil indien lui a confié ce chiot. Dan. Lorsque Benoît Lévesque est rentré à Montréal ce jour-là, il a fermé pour de bon la porte de son grand appartement vide. Ce n’était pas un endroit pour Dan, alors Benoît est allé s’installer dans son chalet du Saguenay, au coeur du parc national. Mais quand vient un nouvel automne, le fragile équilibre est rompu parce que Dan se fait vieux et qu’il est malade. Et parce qu’on a aperçu des loups sur le territoire des chasseurs. Leur présence menaçante réveille de vieilles querelles entre les clans, et la tension monte au village…

Au delà des rivalités, c’est la nature, aux cycles de la vie et de la mort, et à leur propre destinée que devront faire face les personnages tellement humains de ce roman au décor grandiose.

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C’est avec plaisir que j’ai reçu courant juillet le dernier roman de Lise Tremblay. Sélectionnée par Léa du groupe FB de lectures Nord-Américaines PicaboRiverBookClub, ce livre m’a été envoyé par les éditions Delcourt qui est en partenariat avec ce groupe. Heureuse donc de ce petit cadeau d’autant que la lecture fut agréable, devrais-je même dire très agréable ! 🙂

C’est un court roman qui raconte la deuxième partie de la vie de Benoît. Benoît est un citadin, riche, qui ne pense qu’à lui, à la pêche et à ses vols en hydravion. Il délaisse femme et enfant. Un jour, lors de l’une de ses escapades, un vieil indien lui confie un jeune chiot, Dan. On ne sait pourquoi, ce jeune chien va littéralement changer la vie de Benoît. Ce dernier décide alors de quitter son appartement cossu de Montréal pour aller s’installer dans son chalet en forêt. Entouré par la nature et l’amour de son chien, il apprend à vivre autrement, regarde le monde qui l’entoure et devient un homme bienveillant. Autour de lui gravitent quelques personnages qui apportent une profondeur au roman. Sa fille d’abord, Carole, diagnostiquée psychotique pendant des années mais qui va de mieux en mieux depuis la découverte de sa réelle pathologie (et donc de sa prise en compte) : une dysphorie du genre. Mina, la vieille dame du village, qui attend la mort, tranquillement. Odette, la vétérinaire près de la retraite, un peu alcoolique, qui cherche un sens à sa vie. Rémi, un gars du cru, bourru et peu causant qui a peur de voir le village exploser quand les clans s’affrontent au sujet de la présence des loups sur le territoire des chasseurs. Tout ce beau monde se côtoie et s’aime sans se le dire. Puis, il y a Dan, le chien devenu vieux, atteint d’un cancer, il va mourir. Enfin, la nature, surtout la forêt qui tient une place importante dans cette histoire.

Ce roman est d’une force et d’une vérité incroyable. Le lecteur prend une grande bouffée d’oxygène, de simplicité et de lâcher prise. La solitude est magnifiée et apparait comme nécessaire pour se ressourcer. Tout est beau même la mort, qui devient quelque chose de naturel contre laquelle on ne lutte pas. C’est aussi un livre sur la vieillesse, sur le bien vieillir… On revient à l’essentiel.

Le style est limpide. Les phrases sont courtes, sans discours inutile. L’auteure arrive à nous faire entendre les silences et la nature.

A noter que ce livre est écrit avec ce français canadien pour lequel je suis peu habituée mais il est tellement bien écrit que la langue a résonné dans ma tête et les expressions ont toutes été compréhensibles. Si cela peut dérouter aux premières pages, cette langue fait ensuite partie intégrante du roman et de sa beauté.

Coup de coeur de la rentrée littéraire 2018.

L’habitude des bêtes de Lise Tremblay aux éditions Delcourt, 2018. 124 pages.

Lu dans le cadre du partenariat entre les Editions Delcourt et le groupe FB PicaboRiverBookClub. #editionsdelcourt #PicaboRiverBookClub

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Mille femmes blanches de Jim Fergus

4ème de couv. : En 1874, à Washington, le Président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart vient en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle de squaw et les rites indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux cotés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…

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Ce roman « traîne » dans ma PAL depuis un moment mais grâce au groupe FB #PicaboRiverBookClub sur lequel j’ai vu passer nombre d’avis positifs et le challenge de l’amitié du groupe FB Baisse Ta Pal, des challenges à volonté, je l’ai enfin lu. Et quel bonheur ! Coup de coeur pour ce roman  !

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En 1874, le Président Grant et le chef indien Little Wolf se sont bien rencontrés mais d’après ce que j’ai pu lire il n’y a aucun document officiel relatant cet entretien. La légende dit que le chef indien aurait demandé l’échange de mille femmes blanches contre des chevaux et des bisons. Jim Fergus s’est emparé de ce fait historique (et de cette légende) et s’est demandé ce qui ce serait passé si le Président Grant avait accepté. C’est ainsi qu’est née cette fiction. Ecrite sous forme de journal, il raconte l’histoire d’une femme, May Dodd, qui accepte ce deal.

May Dodd est enfermée dans un asile psychiatrique par sa famille parce qu’elle aime un homme qui n’est pas de sa condition et avec qui elle a eu deux enfants hors mariage. Pour fuir cet enfermement et retrouver sa liberté, elle accepte cet arrangement entre puissants. Elle est choisie par le chef indien Little Wolf pour devenir son épouse. May, femme cultivée, comme beaucoup de ses compagnes, relate toute son histoire dans des carnets qui seront retrouvés des dizaines d’années plus tard.

Le lecteur part ainsi à la rencontre d’un peuple indien, de sa culture, de ses rites, de sa vie quotidienne. Les femmes blanches et les indiens et indiennes essaient de s’apprivoiser, le barrage de la langue n’aide pas, mais contrairement aux préjugés ces indiens sont patients et tolérants. Ils sont respectueux des coutumes de ces blanches et acceptent même un moine qui n’a pas le même Dieu qu’eux. Et si parfois ils sont choqués par les attitudes de ces dames, tel fumer la pipe (réservé aux hommes !), ils laissent faire. On se rend compte alors que les indiens sont bien plus tolérants que les Blancs colonisateurs.

Le mode de pensée des blancs est lui aussi à des années lumières de celui des indiens. Par exemple, le mal n’existe pas chez les indiens, d’ailleurs le mot lui-même n’existe pas dans leur langue. Certaines scènes qui pourraient nous paraitre barbares sont pour eux de l’ordre de la tradition, souvent liée à des idées mystiques et ne comprennent pas les réactions de dégoût, d’indignation et de colère de ces femmes blanches.

May, elle, est une combattante, une féministe, une idéaliste. Elle voudrait que les peuples vivent en paix les uns à côtés des autres. Elles croient en cette mission d’intégration. Elle finit par aimer cette vie, ce peuple. Les femmes entre elles sont très solidaires malgré leur différence, ce qui n’aurait pas été possible dans le monde dit civilisé des blancs où on ne mélange pas les serviettes et les torchons !

Une certaine harmonie règne dans son groupe d’adoption malgré la violence liée à l’alcool, aux guerres entre clans et aux conflits avec les blancs. Puis tout s’écroule et May témoigne, impuissante, de l’extermination des peuples indiens, appelés les sauvages. Seulement, les sauvages ne sont peut être pas ceux que l’on croit…

Ce roman est fort, puissant à l’image de ces guerriers indiens. Il est magnifiquement bien écrit. Une fois commencé, difficile de le lâcher. Et il a été douloureux pour moi de quitter ces personnages. Mais tout a une fin…. malheureusement pour les peuples indiens.

Jim Fergus a écrit une suite : La vengeance des mères en 2016. Je vais m’empresser de me procurer ce tome d’autant qu’à l’écoute de l’interview que je vous propose ci-dessous j’apprends qu’il écrit un troisième tome !

Mille femmes blanches de Jim Fergus aux éditions Le Cherche Midi, 2000. 505 pages dans la version Pocket. Traduit par Jean-Luc Piningre.

Lu dans le cadre du challenge de l’amitié littéraire 2018 proposé par Iman Eyitayo sur le groupe FB Baisse Ta Pal, des challenges à volonté.

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Interview de Jim Fergus en 2016 à la sortie de La vengeance des mères.

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