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Les enfants loups de Mamoru Hosoda, Yù, Yoshiyuki Sadamoto

Cette série de mangas (3 tomes) pour enfants est une adaptation du film d’animation de Mamoru Hosoda sorti en 2012.

Tome 1 : Hana rencontre un bel et intrigant étudiant à l’Université. Elle en tombe amoureuse, amour partagé. Mais ce jeune homme n’est pas comme les autres, c’est un homme-loup. Tantôt humain, tantôt loup. Quelques temps après, nous assistons à la naissance de Ame et Yuki. Deux enfants-loups. Malheureusement, le papa meurt dans un tragique accident et Hana se retrouve seule pour élever ces deux enfants hors du commun et sans en avoir le mode d’emploi. Ils déménagent à la campagne.

Tome 2 : La petite famille arrive à la campagne, s’intègre tant bien que mal. La maman ayant peu d’économies, apprend à cultiver ses légumes avec l’aide d’un vieux voisin un peu rustre mais généreux. Les enfants font leurs premiers pas à l’école. Mais il est difficile pour eux de maîtriser leur double personnalité et de ne pas se transformer en loup dans certaines situations. Les autres ne doivent pas savoir s’ils ne veulent pas être rejetés. C’est dans ce tome que Ame (le petite garçon) rencontre un loup enfermé dans une cage.

Tome 3 : Les enfants grandissent, se construisent, s’autonomisent. Yuki, la fille, veut s’intégrer dans le monde des humains, Ame, le garçon, rêve de montagne, de liberté, de vivre avec les loups. Lui qui avait peur de se transformer en loup découvre un monde dans lequel il se sent bien. Il est partagé entre cette vie d’aventure et l’amour de sa maman. Ce tome est celui de l’indépendance, les oiseaux quittent le nid…. Choisir sa vie n’est pas simple…

C’est une très jolie histoire. J’ai beaucoup aimé. Le dessin est très simple, sobre, tendre. On peut y lire les thèmes de la différence, du choix de vie, de l’Amour, de l’apprentissage. Pour enfants à partir de 9-10 ans

Les enfants loups. Ame & Yuki. Série en 3 tome de Mamoru Hosoda (oeuvre originale), Yù (adaptation en manga) et Yoshiyuki Sadamoto (Character design original) aux éditions Kazé, 2013

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Bugaled Breizh : 37 secondes de Pascal Bresson et Erwan Le Saëc

4ème de couv. : Ce roman graphique de 140 planches retrace la tragique affaire du Bugaled Breizh (« Enfants de Bretagne »), tristement célèbre chalutier du Sud-Finistère disparu en mer avec ses cinq marins. Un drame humain ici abordé par le prisme d’une action passionnante, documentée aux meilleures sources et auprès de témoins de premier rang.

12 ans après la naufrage du Bugaled Breizh, deux bretons proposent un roman graphique de cette histoire encore inachevée. Les 140 planches en noir et blanc  retracent, pas à pas, l’enquête de ce naufrage, enquête menée ici par un journaliste fictif du nom de Arthus Bossenec. Ce personnage, alcoolique et sombre, qui traîne un passé douloureux, s’engage à trouver les réponses aux questions que tout le monde se pose : qu’est-il arrivé au Bugaled Breizh ? Il fouine, farfouille, interroge pour déterrer le moindre indice.  Arthus Bossenec suit donc la piste la plus probable : le Bugaled aurait été percuté par un sous-marin militaire. Mais c’est un combat difficile face à la grande muette et aux autorités qui ne sont pas décidés à dévoiler la moindre information.

Cette BD nous propose donc deux histoires, celle du Bugaled, bien documentée, riche en informations et celle du journaliste qui se détruit à petit feu. Malgré ces deux sujets graves, les auteurs arrivent parfois à glisser quelques touches d’humour en décrivant des relations particulières entre Arthus et la police locale (avec une pointe de caricature).

Une bande dessinée contre l’oubli, pleine d’émotions, dans laquelle les auteurs ont préservé les familles (elles sont peu présentes) pour se concentrer sur l’enquête et le personnage du journaliste. Histoire(s) sombre(s) qui dénonce(nt) avant tout les manipulations, les non-dits, le scandale du Bugaled Breizh…

Bugaled Breizh : 37 secondes de Pascal Bresson et Erwan Le Saëc aux éditions Locus-Solus, 2016 – 144 pages.

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Challenge Atout prix 2016-2017 de Babelio

Challenge Atout prix 2016-2017 de Babelio (du 01 avril 2016 au 1er avril 2017) : Challenge terminé avec les Encouragements de Babelio ! 7 livres présentés.

Pour rappel : En quoi consistait ce challenge ? Lire et critiquer des œuvres ayant reçu un prix littéraire français ou international (toutes périodes et distinctions confondues). Le challenge ATOUT PRIX a pris en compte les lectures du 1er avril 2016 au 1er avril 2017. Pas d’objectif particulier en terme de quantité, il a évolué avec mes lectures.

BONNET D’ÂNE (Vous avez lu 2 œuvres primées en 1 an)
En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut (prix RTL/Lire 2016)
Le Bloc de Jérome Leroy (prix Michel Lebrun 2012)

ENCOURAGEMENTS (Vous avez lu 5 œuvres primées en 1 an)
Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu (prix essais France Télévisions 2016)

– L‘oiseau du bon Dieu de James McBride (National books award 2013)
L’une rêve, l’autre pas de Nancy Kress (Prix Hugo)
Le roi de Kahel de Tierno Monénembo (Prix Renaudot 2008)

TABLEAU D’HONNEUR (Vous avez lu 8 œuvres primées en 1 an)
Chanson douce de Léïla Slimani (Prix Goncourt 2016)

FÉLICITATIONS (Vous avez lu 10 œuvres primées en 1 an)

PREMIER DE LA CLASSE (Vous avez lu 15 œuvres primées en 1 an)

LAURÉAT (Vous avez lu 20 œuvres primées en 1 an)

MASTER (Vous avez lu 25 œuvres primées en 1 an)

DOCTEUR ES PRIX  (Vous avez lu 30 œuvres primées en 1 an)

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Chanson douce de Leïla Slimani

4ème de couv. : Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Waouh ! Ce roman est d’une intensité incroyable. C’est un véritable coup de coeur. L’écriture est magnifique, directe et poétique à la fois.  Cette auteure a un véritable talent.

Elle raconte l’histoire d’un couple, qui trop heureux d’avoir trouvé la nounou parfaite, disponible, investie, ferme les yeux sur toutes ces petites choses qui annoncent la fin tragique de cette histoire. Elle dépeint ainsi une société obsédée par l’argent et la réussite, qui sacrifie famille et enfant pour arriver à ses fins.

Parfois dans la tête de Myriam, la maman, parfois dans la tête de Louise, la nounou, le lecteur explore le psychisme de ces deux femmes. La maman est une femme moderne, qui veut réussir, s’épanouir dans son travail comme le fait son mari. Mais cette quête n’est possible qu’en mettant entre parenthèses sa condition de maman. Elle culpabilise énormément mais le diktat de la société est bien plus fort. Louise, elle, est une femme d’origine très modeste dont on ne sait pas grand chose au début du livre mais dont certains comportements laissent planer le doute sur sa santé mentale. Ces « bizzareries » se multiplient au fil des pages pour finir par confirmer un état mental perturbé.

Je ne dévoile rien par ces quelques lignes, ni surprise, ni suspens dans ce roman. Leïla Slimani, dès la première phrase, nous annonce la couleur : « Le bébé est mort ». Ce roman raconte comment un tel acte a pu être possible. Et si la nounou est bien la meurtrière, on s’interroge sur la « participation » de la société. N’est-elle pas coupable elle aussi ? Vaste sujet….

En tout cas, n’hésitez pas, c’est vraiment un très très bon roman.

Chanson douce de Léïla Slimani édités chez Gallimard, 2016 – 240 pages

Prix Goncourt 2016

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Le Roi de Kahel de Tierno Monénembo

4ème de couv. : Au début des années 1880, Aimé Victor Olivier, que les Peuls appelleront Yémé et qui deviendra le vicomte de Sanderval, fonde le projet de conquérir à titre personnel le Fouta Djalon et d’y faire passer une ligne de chemin de fer. On a presque tout oublié de lui aujourd’hui : il fut pourtant un précurseur de la colonisation de l’Afrique de l’Ouest, ses aventures faisaient le régal des gazettes de l’époque. Au cours de ses cinq voyages successifs, Sanderval parvient à gagner la confiance de l’almâmi, le chef suprême de ce royaume théocratique qu’était le pays peul, qui lui donne le plateau de Kahel et l’autorise à battre monnaie à son effigie. De ce personnage haut en couleurs, Tierno Monénembo nous offre une foisonnante biographie romancée. L’épopée solitaire d’un homme, Olivier de Sanderval, qui voulut se tailler un royaume au nez et à la barbe de l’administration française… et des Anglais.

Ce roman, basé sur l’histoire vraie de Aimé Victor Olivier, Vicomte de Sanderval, décrit avec une certaine ironie l’époque peu glorieuse de la colonisation.

Le Vicomte de Sanderval, bercé par les histoires des explorateurs de l’époque, rêve de construire un royaume en Afrique, un royaume où il serait Roi. C’est ainsi, avec des rêves plein la tête, qu’il part à la conquête du Fouta-Djalon (massif montagneux de Guinée). Les péripéties se succèdent alors : maladies tropicales, négociations compliquées avec les rois des tribus africaines, emprisonnements, séquestrations, famines, déboires avec les administrations française et anglaise, etc.

Cet homme ne veut pas s’imposer par la force. Il se veut de respecter chacun des royaumes et des coutumes mais son projet n’en reste pas moins très égoïste. Il fait ce qu’il faut pour s’intégrer, vit comme les peuls, se fait appeler Yémé et est même considéré par certains comme l’un des leurs. Ruse ou sincérité ? Sanderval aime cette Afrique, aime le Fouta-Djalon. Il se sent chez lui, un peu trop…

J’ai été déçue par ce roman. Je m’attendais à une écriture plus puissante, plus riche. Tout allait trop vite, l’auteur passe d’une situation à une autre très rapidement, laissant peu de temps à la réflexion, à la compréhension même de l’histoire et des sujets abordés. Nous restons à la surface… Ce roman me laisse un arrière goût de superficialité et d’ennui. Dommage….

Le roi de Kahel de Tierno Monénembo aux éditions du Seuil, 2008 – 261 pages

Prix Renaudot 2008

 

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