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Dragon de glace de George R.R. Martin

4ème de couv. : “D’un blanc cristallin, ce blanc dur et froid, presque bleu, le dragon de glace était couvert de givre ; quand il se déplaçait, sa peau se craquelait telle la croûte de neige sous les bottes d’un marcheur et des paillettes de glace en tombaient. Il avait des yeux clairs, profonds, glacés. Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche.
S’il battait des ailes, la bise se levait, la neige voltigeait, tourbillonnait, le monde se recroquevillait, frissonnait.
S’il ouvrait sa vaste gueule pour souffler, il n’en jaillissait pas le feu à la puanteur sulfureuse des dragons inférieurs.
Le dragon de glace soufflait du froid.”
Auteur du fabuleux cycle du Trône de Fer, George R. R. Martin nous prouve à travers les quatre nouvelles de ce recueil qu’il est aussi bon romancier que noveliste. Il sait tisser des intrigues passionnantes et des personnages puissants, aussi attirants qu’inquiétants.

Ce recueil contient notamment L’Homme en forme de poire, prix Bram Stoker et Portrait de Famille, prix Nebula.

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Fan de GOT comme des milliers d’autres personnes, ce court recueil de nouvelles m’a tout de suite tapé dans l’oeil ! Quel bonheur donc de l’avoir reçu en SP.

Ce recueil est composé de 4 nouvelles :

Le dragon de glace : cette nouvelle a été écrite en 1980, bien avant le premier tome de la série Game of thrones sorti en 1996. Et pourtant, on sent les premiers pas vers cette gigantesque saga. Le dragon et la jeune fille qui tiennent les rôle principaux de cette histoire et l’hiver, rude, destructeur. Tout le monde craint son arrivée dans un monde en guerre. Cela ne vous rappelle rien ? J’ai beaucoup aimé me retrouver dans cet univers.

La deuxième, (écrite en 1982), Dans les contrées perdues, reste dans le même type d’univers. Un monde imaginaire, une sorcière, un loup-garou, une reine qui veut pouvoir se transformer en loup. Là aussi on sent les prémices de GOT…à moins que ce soit moi qui extrapole… Votre avis ?… Dans tous les cas, j’ai bien aimé retrouver ce type d’ambiance et ces personnages ni gentils ni méchants, tout dépend de quel côté on se trouve…

La troisième, L’homme en forme de poire, a été écrite en 1987. Pas d’univers fantastique mais un curieux personnage qui hante l’esprit de sa jeune voisine avec son aspect particulier et ses  Cheez Doodles. Comment rester sereine face à cet homme qui parait vouloir l’attirer dans son appartement pour lui faire du mal ? Du suspens tout le long, des personnages intéressants, pas facile en si peu de pages. Par contre, je ne sais pas si j’ai eu une absence pendant ma lecture mais je n’ai rien compris à la fin, si quelqu’un peu m’aider ?…Perplexe…

La dernière, Portrait de famille, raconte l’histoire d’un écrivain égocentrique qui sacrifie sa famille pour son écriture, ses livres, ses personnages. Jusqu’au jour où il va trop loin avec sa fille. Cette nouvelle a été écrite en 1985. J’ai adoré ! J’ai beaucoup pensé à Stephen King, il aurait pu écrire ce genre d’histoire. Le style est parfait, on ne sait, jusqu’aux dernières pages, comment va se terminer cette nouvelle. J’ai été tenue en haleine jusqu’au bout. Difficile de lâcher le livre.

Avec ces deux dernières nouvelles, j’ai découvert un « autre » auteur. Je ne connais de lui que GOT et la lecture de ces petites histoires confirme le talent de G.R.R. Martin. J’ai adoré ce petit bouquin.

Dragon de glace de G.R.R Martin (traduction Pierre-Paul Durastanti, Thomas Bauduret, Gilles Goullet, Annaïg Houesnard) aux éditions ActuSF, 2019 (collection Hélios). 204 pages.

Lu dans le cadre d’un envoi SP ActuSF

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Le dernier chant d’Orphée de Robert Silverberg

4ème de couv. : On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

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Ce court roman reprend avec subtilité et délicatesse le mythe d’Orphée.

Publié chez ActuSF, je m’attendais davantage à de la science fiction, de la fantasy ou du fantastique mais rien de tel, nous restons dans la mythologie pure et dure mais avec une telle poésie dans le récit que j’en ai oublié les cours du collège.
L’auteur nous conte l’histoire d’Orphée à la première personne du singulier : JE ; il est donc impossible de ne pas s’identifier au personnage et à son histoire. C’est ainsi qu’Orphée lui-même nous parle de sa naissance, de sa rencontre avec Eurydice, avec Jason et sa quête de la Toison d’or, de son voyage avec les Argonautes et de toutes les autres péripéties qui ont construit son mythe, de sa mort.
Loin, très loin, d’être une spécialiste en histoire antique, je ne saurai dire si ce récit reflète bien toute la version officielle des cours d’histoire enseignés à l’école, si l’auteur a ajouté des épisodes dans la vie mouvementée de cet être mi-Homme mi-Dieu mais ce que je peux dire c’est que cette novella se lit avec délectation. Un vrai régal !
Une belle surprise donc que ce roman. J’ai beaucoup aimé l’écriture, le style. Je n’avais jamais lu cet auteur auparavant pourtant reconnu comme l’un des grands maîtres de la science-fiction américaine (je m’intéresse depuis peu à ce genre). Je vais rapidement effacer cette lacune mais si quelqu’un pouvait m’aider à choisir parmi sa longue bibliographie…

A lire également, la Préface intéressante de Pierre-Paul Durastanti et une interview de l’auteur en fin d’ouvrage.

Le dernier chant d’Orphée de Robert Silverberg (traduit par Jacqueline Callier et Florence Dolisi) aux éditions ActuSF (collection Helios), 2019.162 pages.

Lu dans le cadre d’un envoi SP ActuSF

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